biographie

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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse) : conférences, formations dans les domaines de recherche suivants : (école inclusive, approches conceptuelles du handicap, surdité, etc...)
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

dimanche 25 juin 2017

lecture : Malentendus de B Leclair

Malentendus, de Bertand LECLAIR,éditions Actes Sud, 2013



Il faut lire ce formidable roman pour comprendre et ressentir ce qu’étaient, ce que sont encore, les enjeux et la réalité de l’ce formidable roman pour comprendre et ressentir ce qu’étaient, ce que sont encore, les enjeux et la réalité de l’éducation des jeunes sourds. Ce roman est l’histoire de Julien, enfant sourd né dans les années 1960 dans une famille bourgeoise de province. Passée la sidération du diagnostic, l’histoire est celle d’une éducation oraliste forcenée. 


vendredi 16 juin 2017

principe de participation et contraintes de réalité

Principe de participation et contraintes de réalité

La participation des usagers à leur projet, à la définition de la manière dont ils vivent, leur implication, leur « empowerment », la collaboration des professionnels à la réalisation du projet de l’usager (et de ses parents), tout ceci relève aujourd’hui d’une banalité, née parfois au forceps dans les établissements médico-sociaux après la loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale. Mais cette banalité consensuelle se traduit à la fois par de réelles avancées et à la fois par de fortes résistances à la prise en compte réelle et complète de ce principe de relations avec les usagers, que ce soit sur le plan de la relation institutionnelle ou organisationnelle ou sur le plan de la relation individuelle professionnelle. Ainsi par exemple dans les EHPAD, au nom de l’impératif de « zéro risque », on met des contraintes fortes sur les droits des personnes, jusqu’à les alimenter de force ou les empêcher de sortir.

lundi 12 juin 2017

Laetitia, ses difficultés, ses troubles

Laetitia, ses difficultés, ses troubles ...

« Je rencontre, il y a quelques années, les parents de la jeune Laetitia, presque 11 ans, en CM1, et présentant des difficultés générales d’apprentissage scolaires, et particulièrement dans l’apprentissage écrit, dans lequel les parents m’ont présenté leur fille comme en échec total. A l’écoute des dires des parents, Laetitia manifestait des « symptômes » identiques à ceux décrits dans les dysphasies et les dyslexies. Elle avait redoublé le CP et elle était en cours de diagnostic dans un centre référent du langage. Manifestement, Laetitia souffre de sa situation à l’école, et les parents expriment une certaine méfiance à l’égard des enseignants de l’école. Son enseignante de CM1, avec l’équipe éducative, préconisait une orientation vers un enseignement spécialisé : soit une CLIS accueillant des enfants présentant une déficience auditive ou des troubles du langage, soit un dispositif délocalisé en école élémentaire d’une Unité d’Enseignement (secteur médico-social) pour enfant présentant des troubles du langage. Pour diverses raisons, (retard de diagnostic et retard de constitution du dossier auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées), la notification d’orientation n’est pas prononcée suffisamment à temps pour la rentrée suivante de septembre. Pendant ce temps, la famille déménage, et inscrit Laetitia, en CM2, dans une nouvelle école, proche du nouveau domicile.

mercredi 7 juin 2017

lecture : transformer le handicap

Transformer le handicap - Au fil des expériences de vie
de Anne-Lise CHABERT, éditions érès, 2017

Transformer le handicap est une opération complexe que l’auteur situe à l’intersection de la personne et de son environnement. De nos certitudes à classifier les situations de handicap à partir de classifications conventionnelles souvent référées à des déficiences et au déséquilibre de fonctionnement de la personne, l’auteur nous interroge immédiatement : quand commence le handicap ? Quelles en sont les limites ? Comment le définir en sortant des classifications conventionnelles en prenant en compte les évolutions conceptuelles et des représentations liées à la place des personnes en situation de handicap dans la société ?

jeudi 1 juin 2017

quand perdure la déficience

Quand perdure la déficience ...

Le discours sociétal affirme consensuellement mais avec force un changement de paradigme de pensée et d’action concernant les personnes en situation handicap. Avec la loi du 11 février 2005 et la nouvelle définition du handicap, ce qui faisait la « définition » des personnes concernées, à savoir la déficience (ou le trouble, ou la maladie) et les incapacités conséquentes, s’élargit à des facteurs environnementaux et personnels, l’ensemble étant en mesure de caractériser des situations de participation sociale de ces personnes, ainsi que les situations de handicap qu’elles pouvaient rencontrer. Que devient dans ce contexte la déficience ?