biographie

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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse).
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vendredi 30 septembre 2016

Publication : L'enseignement spécialisé doit se "déspécialiser"

L'enseignement spécialisé doit se "déspécialiser"


ASH n° 2974 du 9 septembre 2016, p.32-33

Le droit à la scolarisation des enfants handicapés a fait reculer les frontières de l'enseignement spécialisé. Ce dernier a toutefois encore un rôle important à jouer en mettant son expertise au service des élèves en difficulté que l'école inclusive na sait pas traiter, défend Jean-Yves Le Capitaine, chef de service à l'Institut public la Persagotière à Nantes.

Dans le domaine de la scolarisation des élèves en situation de handicap, l’enseignement spécialisé se situe à l’intersection de la collaboration entre deux systèmes, l’Education nationale et le secteur médico-social, à la frontière de deux mondes qui ont encore du mal à s’apprivoiser et à agir ensemble. Ni fixe, ni pérenne, cette frontière se déplace en fonction des évolutions sociétales, des projets éthiques et politiques, des réglementations…

mardi 27 septembre 2016

Lecture conseillée : chronique d'une assistante sociale...

Chroniques d’une assistante sociale en milieu médico-social, 

Christine MAUREY, L’Harmattan, 2016.


Christine Maurey, assistante de service social dans un établissement médico-social pour enfants ayant une déficience sensorielle et autres troubles a écrit ces chroniques, issues du quotidien de sa vie professionnelle. Des situations d’enfants qui mettent en jeu des politiques d’accompagnement, des choix institutionnels, des pratiques professionnelles, des relations avec les parents, et la complexité des parcours.

Je laisserai les futurs lecteurs découvrir ces situations d’enfants à partir de toute la sensibilité, mais aussi la lucidité et la révolte parfois de l’auteure.

J’ai aussi beaucoup apprécié un autre aspect, celui de son observation critique de certains travers et habitudes professionnels, et je ne résiste pas à citer une anecdote qu’elle raconte à propos d’une réunion entre professionnels, et qui rappellera à beaucoup de professionnels du secteur leur propre expérience :

lundi 26 septembre 2016

"On ne peut pas se spécialiser en tout..."

"On ne peut pas se spécialiser en tout ..."

C’est cette réflexion qui vient souvent ponctuer, en désespoir de cause, les propos des enseignants qui veulent bien inclure, mais qui se sentent impuissants devant le mur qui se dresse devant eux et qui les empêchent de mettre en acte leur bonne volonté : la spécialisation. « Cette année je vais avoir un sourd, il va falloir que je me mette à la langue des signes, l’an prochain ce sera un aveugle et ce sera le braille, et après encore un enfant handicapé moteur et un qui a des troubles de langage. On n’en finit pas. C’est pas sérieux l’inclusion, on ne peut pas être spécialistes en tout ! »

lundi 12 septembre 2016

"Ils ont besoin de manipuler"

"Ils ont besoin de manipuler ..."

L’un des arguments les plus utilisés pour légitimer dans la pratique l’enseignement spécialisé auprès des élèves en situation de handicap, tous handicaps confondus, est cette assertion : « Pour faire des apprentissages, les élèves handicapés ont besoin de procéder avec  des manipulations. » L’implicite de cette assertion est double : d’une part que ces élèves n’ont pas les capacités de procéder directement par « abstraction », comme le feraient les enfants ordinaires, non handicapés ; d’autre part que cette particularité justifie d’une certaine manière leur mise à part, dans l’objectif quand même d’une certaine réussite, avec des experts spécialisés.

vendredi 2 septembre 2016

"La question handicapée a été inventée..."

La question handicapée a été inventée ..."


Il s’agit là d’un paraphrase d’un propos de Vladimir Jankélévitch concernant la question juive : la question juive, avance t-il, a été inventée par les antisémites qui ont fini par le faire croire aux juifs eux-mêmes.

L’antisémitisme se distingue d’après lui d’autres discriminations, rejets et haines de l’autre, en ce que l’objet de la discrimination ne se voit pas, est « presque semblable », contrairement à d’autres formes de discrimination, le racisme ou l’handicapisme par exemple,, qui s’appuient sur ce qui apparait d’emblée dissemblable en ce que la différence est visible. C’est entre autres, pour cette raison,