biographie

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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse).
Pour lire ma bio complète, aller à la page "autres textes"

lundi 21 mars 2016

"Sa pauvre petite vie de sourde !"

« Sa pauvre petite vie de sourde ! »

C’était il y a quelques années. Toutefois après la loi du 11 février 2005 qui posait le principe de l’égalité des droits, et finalement de « considération » pour les personnes handicapées. Fanny est une fille sourde d’une dizaine d’années. Ses parents aussi sont sourds. Elle est scolarisée en classe spécialisée externalisée d’un établissement médico-social. La langue des signes est très présente en famille et à l’école dans cette classe.

Mais la plupart des professionnels sont aussi très désireux que Fanny « parle » oralement (« Quand même, pour s’intégrer à la société, il faut savoir parler »). Fanny a donc des séances

lundi 14 mars 2016

L'auto assignation à l'incapacité

L’auto assignation à l’incapacité

Lola est une jeune fille sourde de 16 ans scolarisée dans une classe « spécialisée » pour jeunes sourds, externalisée dans un collège. Elle a la grande majorité de ses cours dans cette classe (programme de SEGPA) et elle participe à des cours d’EPS et d’arts plastiques en classe de 3ième du collège. Elle a d’autres camarades sourds scolarisés, eux, totalement dans une autre classe de 3ième, avec accessibilité en langue des signes.

Alors que ses camarades de la classe spécialisée étaient en stage en entreprise, Lola s’est retrouvée sans stage. Plutôt que de se retrouver

jeudi 10 mars 2016

"Ils n'ont rien à faire dans ma classe"

« Ils n’ont rien à faire dans ma classe »

L’acceptation d’élèves en situation de handicap dans les classes dites « ordinaires » n’est pas toujours facile, et on aurait tendance attribuer cette difficulté aux caractéristiques des élèves en question. Et il est des situations où c’est vrai : un élève extrêmement violent (et sans aide humaine) ou un élève sourd (et sans accessibilité langagière), etc. Mais il est de nombreux exemples où ce ne sont pas les caractéristiques des élèves qui font obstacle, mais les caractéristiques d’enseignants qui refusent ces élèves.

Dans un collège qui accueillait depuis plusieurs années des élèves dysphasiques