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J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse) : conférences, formations dans les domaines de recherche suivants : (école inclusive, approches conceptuelles du handicap, surdité, etc...)
Je suis actuellement administrateur d'une association régionale de formation en travail social

vendredi 16 décembre 2016

Deux notes d'information de la DEPP

Deux notes d'information de la DEPP sur la scolarisation des élèves en situation de handicap

La DEPP (Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance) du Ministère de l’Education nationale a publié dans de dernier trimestre de 2016 deux notes d’information qui donnent des chiffres tout à fait intéressants sur les évolutions et les caractéristiques de la scolarisation des élèves en situation de handicap :
"Pour la première fois, un regard sur les parcours à l'école primaire des élèves en situation de handicap" accéder à la note
"Depuis la loi de 2005 la scolarisation des enfants en situation de handicap a fortement augmenté." accéder à la note 


La première note (Note n° 26 – octobre 2016), de S Le Laidier et P Prouchandy : « Pour la première fois, un regard sur les parcours à l’école primaire des élèves en situation de handicap ».
Résumé : « Alors que la plupart des élèves de dix ans entrent en CM2, moins d’un élève en situation de handicap sur quatre parvient à ce niveau à cet âge. Quatre ans auparavant, à six ans, six sur dix entraient pourtant en CP. Si plus de huit sur dix de ces enfants étaient en classe ordinaire à six ans, moins d’un sur deux s’y trouve à dix ans. Entrant moins souvent à l’école maternelle dès trois ans, et moins souvent « à l’heure » au début de l’école élémentaire, une moitié d’entre eux va progressivement passer dans une classe ou un établissement spécialisés, les enfants de milieux défavorisés davantage que ceux d’origine sociale plus élevée. »
Questions : Lorsque de nombreux élèves en situation de handicap soit redoublent (ce qui explique le plus grand nombre d’élèves handicapés âgés que pour les élèves valides en fin de parcours primaire), soit sont orientés vers les classes ou établissements spécialisés, à qui faut-il en attribuer la responsabilité ? Aux élèves qui ne sont pas en mesure de s’adapter aux exigences qui leur sont imposées dans la classe ordinaire, actant de fait que l’école ordinaire n’est pas faite pour eux, t par conséquent pour tous ? Ou au système éducatif et aux classes aujourd’hui incapables d’accueillir, dans un même dispositif de vivre ensemble et d’apprendre ensemble, des élèves avec des profils et des besoins particuliers, ce qui caractériserait une école pas encore inclusive ? Par ailleurs, le fait que des enfants de milieux défavorisés fassent davantage l’objet d’une orientation vers les dispositifs spécialisés tient-il au fait qu’ils aient davantage de difficultés à l’école, ou au fait que les familles défavorisées adhèrent davantage (ou résistent moins) aux préconisations des professionnels et de l’école ?

La seconde note (Note n° 36 – décembre 2016) de S Le Laidier, H Michaudon et P Prouchandy : « Depuis la loi de 2005 la scolarisation des enfants en situation de handicap a fortement augmenté ».
Résumé : « La scolarisation en milieu ordinaire des élèves en situation de handicap a augmenté de 80 % en neuf ans. En 2015, les élèves fréquentent plus souvent une classe ordinaire qu’en 2006. Dans le second degré, les effectifs ont été multipliés par 2,7 ; cette hausse s’est aussi accompagnée d’une très forte augmentation du nombre d’élèves scolarisés en ULIS. L’accompagnement individualisé a plus que doublé et concerne aujourd’hui 39 % des élèves du premier degré et 18 % de ceux du second degré. »

Questions : Si l’on considère que les effectifs accueillis en milieu spécialisé ont proportionnellement moins diminué que les effectifs scolarisés en milieu ordinaire n’ont augmenté, force est de constater qu’il y a aujourd’hui davantage d’enfants et d’adolescents en situation de handicap. Il serait intéressant de connaitre plus précisément les raisons de cette évolution : glissement de population du milieu spécialisé vers le milieu ordinaire, accueil plus important en établissement spécialisé d’enfants gravement handicapés (« troubles associés ») non accueillis auparavant, prise en compte de nouvelles catégories de population dans la catégorie du handicap ?

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