biographie

Ma photo

J'ai d'abord exercé comme enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds. J'ai ensuite exercé différentes missions d'encadrement dans des établissements et services du secteur médico-social. Parallèlement, j'ai été formateur dans différents organismes. J'ai publié de nombreux articles dans des revues professionnelles, et un ouvrage aux éditions l'Harmattan en 2004.
Je suis en retraite depuis l'été 2016, et ressource disponible (gracieuse) : conférences, formations dans les domaines de recherche suivants : (école inclusive, approches conceptuelles du handicap, surdité, etc...)
Je suis administrateur d'une association régionale de formation en travail social depuis 2016.
Je suis actuellement en cours de certification en tant que formateur sur le Processus de Production du Handicap (PPH) dans le cadre du Réseau International du PPH (RIPPH)


lundi 14 mai 2018

comment produire une absence de solutions

Comment produire une absence de solutions ?


Toute institution à tendance à dessiner des frontières en son sein. C’est ainsi que l’on a vu des institutions médico-sociales mettre des séparations, bien plus que symboliques, entre jeunes moins handicapés et jeunes plus handicapés, certaines institutions définir leurs populations dans une même catégorie par les moins handicapés (un « institut médico éducatif pour déficients intellectuels légers et moyens »). Des séparations entre jeunes sourds « normaux, jeunes sourds ayant des difficultés, et jeunes sourds avec handicaps associés. Ce sont ces frontières qui amènent aussi parfois à refuser, pour différentes raisons, des jeunes plus handicapés, les laissant sans solutions. Ce que dénonce le rapport de D. Piveteau « Zéro sans solution » en 2014.

samedi 5 mai 2018

publication : inclure nuit-il gravement au handicap ?

Inclure nuit-il gravement au handicap ?

Facilitateurs et obstacles à la participation sociale des élèves en situation de handicap à l'école

Résumé 


La scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école (leur scolarisation) n’a été jusqu’à aujourd’hui envisagée qu’au regard de leurs capacités à s’adapter aux normes attendues et définies par l’école. Ce qui les rejetait le plus souvent aux frontières ou en dehors de l’école.
Avec les notions d’inclusion et de situation de handicap, c’est l’école elle-même qui a vocation à s’adapter pour mettre ces élèves à l’intérieur de ses frontières. C’est en cela que l’inclusion peut être un facilitateur d’accroissement de participation sociale et de réduction des situations de handicap.
Mais cette révolution de paradigme de pensée et d’action se heurte à de nombreux obstacles : au niveau de l’école elle-même, au niveau des services (médico-sociaux) chargés de l’accompagnement des ces jeunes, ainsi qu’au niveau du « discours » sociétal. Cette conférence propose de faire le point sur cette polémique.
Télécharger l'article

Télécharger le diaporama

mercredi 2 mai 2018

lecture - sociologie du monde des sourds

Sociologie du monde des sourds

Diane BEDOIN, La découverte, 2018





Cet ouvrage, relativement court (128 pages), réussit le pari de présenter un tableau assez complet de la surdité, ou plutôt de la situation vécue par les personnes sourdes. Et ceci dans une approche qui justement ne considère par ces personnes en les réduisant à leur déficience auditive, mais en envisageant la problématique de manière écosystémique, le monde des sourds et les sourds dans le monde.

lundi 23 avril 2018

pourquoi n'inclut-on pas ?

Pourquoi n'inclut-on pas ?


Lorsque l’inclusion d’un enfant handicapé est difficile à mettre en œuvre, voire impossible ou refusée, la plupart du temps on invoque des raisons qui ont trait aux caractéristiques de l’élève en question : trop handicapé, ou tout simplement handicapé, trop en retard scolaire, pas assez le niveau requis, trop d’adaptations à faire, trop inapte au fonctionnement scolaire. Si tel élève ne peut pas être inclus dans l’établissement, dans la classe, même partiellement ou accompagné par un professionnel, c’est, argumente-t-on, parce qu’il y a un écart, parfois important, en capacités, en compétences, en acquis, en niveau, entre l’élève « handicapé » et l’élève « normal », c’est-à-dire souvent « moyen ».A ces raisons, se rajoute parfois l’argument que les enfants handicapés sont mieux entre eux, que c’est ainsi plus facile pour eux, et qu’il leur faut, quasiment 24/24 h, des spécialistes. Rarement, on évoque les raisons qui ont trait au fonctionnement de l’école, sauf en termes de moyens.

vendredi 13 avril 2018

les Sourds et la Santé

Les Sourds et la Santé


Dans l’imaginaire collectif, dans les représentations sociales et politiques, la surdité est encore un problème de santé. Malgré la visibilité sociale acquise par les sourds (je parle ici des Sourds « de naissance », pas des devenus sourds tardivement), largement appuyée sur la langue des signes, malgré la reconnaissance officielle de leurs droits « humains » à utiliser une langue qui leur est adaptée, la langue des signes, malgré le développement de cette présence sociale, la surdité reste encore dans une problématique médicale excessivement prégnante.

vendredi 6 avril 2018

inclusion scolaire, éducation inclusive

Inclusion scolaire, éducation inclusive

Longtemps on a confondu, non pas tant conceptuellement que pragmatiquement, intégration scolaire et inclusion scolaire. Et bien souvent, tant dans des textes réglementaires que dans les discours et les organisations sur le terrain de la scolarisation, le second terme se substituait au premier, sans beaucoup de changements dans la réalité vécue et décrite par les terminologies utilisées. Aujourd’hui, la différence conceptuelle et pragmatique entre l’intégration et l’inclusion semble mieux actée. L’intégration scolaire tenait pour condition que l’élève handicapé soit le plus proche possible de la norme non handicapée pour être intégré. Avec l’inclusion scolaire, c’est le système éducatif qui doit faire l’effort de s’adapter à cet élève.


mercredi 4 avril 2018

conférence

J'ai le plaisir de vous inviter à assister à la conférence que je donne mardi 17 avril à 18h00 à l'ARIFTS, Cité Marion Cahour, à REZE (44)

Inclure nuit-il gravement au handicap ?

Facilitateurs et obstacles à la participation sociale des élèves en situation de handicap à l'école.

la conférence sera traduite en LSF

lundi 2 avril 2018

lecture : relation de soin et handicap

Relation de soin et handicap - Pour une approche humaine et éthique de situations complexes

de Patrick SUREAU, SeliArslan, 2018




Il n’est pas si fréquent qu’un soignant (l’auteur est ergothérapeute) présente une telle approche systémique et éthique (écologique) de l’intervention de soin.


mercredi 28 mars 2018

"on les connait bien quand même"

"On les connait bien quand même ! "


Alors qu’il s’agissait de préparer un projet d’inclusion pour quelques jeunes adolescents « dysphasiques » dans les classes d’un collège, lors d’un débat difficile qui voyait la majorité des professionnels s’opposer à leur responsable et à quelques professionnels minoritaires, la conclusion définitive de l’impossibilité de l’inclusion vint du propos irrévocable et infaillible d’un professionnel : « Mais enfin, on les connait bien quand même ! Ils ne peuvent pas aller en inclusion. ». Il faisait valoir par ce propos cette vérité au nom de sa proximité quotidienne auprès de ces jeunes, face à d’autres professionnels ne les connaissant pas (les enseignants du collège) ou les connaissant moins (d’autres professionnels, le chef de service).

mercredi 21 mars 2018

pourquoi y a-t-il (encore) des escaliers ?

Pourquoi y a-t-il (encore) des escaliers ?


Les escaliers sont une invention formidable : ils permettent de monter ou de descendre (plus) facilement des espaces pentus. Mais leur utilisation est quelque peu problématique, voire impossible pour certaines personnes : personnes avec poussettes ou landaus, personnes en fauteuil, personnes ayant des difficultés de locomotion, etc. Lorsque les escaliers sont le seul moyen d’accéder à un lieu (dans l’espace public ou dans un immeuble d’habitation par exemple), ils deviennent un obstacle à la « participation sociale » d’un certain nombre de personnes.

mercredi 14 mars 2018

l'inflation thérapeutique

L'inflation thérapeutique


Dans le secteur médico-social, on soigne, on soigne même beaucoup, bien avant de se préoccuper du « social », quand ce n’est pas le social qui prend la forme du soin. Les dysfonctionnements, les difficultés, les problèmes d’une personne qui a le statut (« l’étiquette ») de handicapé sont qualifiés la plupart du temps de pathologie caractéristique de la personne ayant une déficience. Là où un enfant qui n’est pas en situation de handicap rencontre une difficulté ou un problème (d’apprentissage, de développement, de relation, de communication, etc.), un enfant handicapé a des pathologies. Quand un enfant « ordinaire » a du mal à lacer ses lacets, à tenir l’équilibre sur une poutre, ces mêmes phénomènes entrent dans le « syndrome » d’un enfant dysphasique ou dyslexique.

mercredi 7 mars 2018

qualité et mesure de la qualité

Qualité et mesure de la qualité


La qualité, et son amélioration continue, sont des préoccupations capitales dans le secteur médico-social, comme elles l’ont été dans d’autres secteurs professionnels auparavant, en particulier à travers diverses certifications. Et l’on ne peut être, professionnels du secteur, usagers ou simples citoyens, qu’également soucieux que les établissements et services au bénéfice d’une population soient préoccupés de la qualité de leurs services. Evidemment la qualité peut et se doit d’être mesurée, afin de d’avoir une lisibilité de son évolution et de pouvoir la communiquer (bilan d’activité, communication d’image, etc.).

vendredi 2 mars 2018

peut-on les inclure tous ?

Peut-on les inclure tous ?


A cette question, la première réponse, brutale, est « non ! », et ceci au regard des dysfonctionnements extrêmement importants que vivent au sein de l’école certaines personnes qui ont des déficiences, des maladies ou des troubles, en même temps qu’au regard des fonctionnements de l’école. Même les plus fervents des défenseurs de l’inclusion scolaire se heurtent à ce point aveugle de l’impossibilité de concevoir pratiquement la présence de certains enfants dans l’école, comme par exemple celle de certains enfants polyhandicapés, qui se trouveraient là dans des situations extrêmement complexes de handicap. Sans même évoquer ces situations extrêmes, nombreux sont aussi ceux qui ont du mal à penser que, par exemple, des élèves ayant une déficience intellectuelle (des troubles de la fonction cognitive) puissent sereinement être scolarisés, et en tirer profit, au sein d’un collège. Ou que des enfants sourds ayant besoin de la langue des signes puissent effecteur leur scolarisation, même avec accessibilité, dans une modalité d’inclusion individuelle.

lundi 26 février 2018

lecture : "ni fou ni gogol"

"Ni fou ni gogol". Orientation et vie en ITEP  
de Hugo DUPONT, (PUG, 2016)

Extrait de la présentation : « Ni fou, ni gogol ! » : c’est ainsi que se qualifient les enfants et adolescents accueillis en institut thérapeutique, éducatif et pédagogique (ITEP). Ces jeunes présentent un comportement perçu comme déviant par les professionnels des secteurs scolaire, social et médico-social, et sont réputés non scolarisables dans le milieu ordinaire… L’auteur tente de comprendre comment la mise à l’écart de ces jeunes est légitimée et présente le travail de normalisation effectué par les ITEP : soulagement de la souffrance psychique tenue pour responsable des troubles du comportement d’une part, rééducation d’autre part. »

mercredi 21 février 2018

Matthias et les vestiaires

Matthias et les vestiaires


Matthias est un jeune sourd de 14 ans, arrivé au collège depuis presque deux ans. Il est scolarisé dans une classe spécialisée d’un établissement médico-social au sein d’une unité d’enseignement externalisée dans le collège. Cette classe comporte quatre ou cinq jeunes sourds de 13-15 ans. Ils sont considérés comme ayant des difficultés scolaires, et les objectifs d’apprentissages scolaires correspondent à ceux d’une classe de SEGPA (Section d’enseignement général et professionnel adapté). Les enseignements sont dispensés au sein de la classe spécialisée par des enseignants spécialisés de l’établissement spécialisé titulaires du CAPEJS (Certificat d’aptitude du professorat de l’enseignement des jeunes sourds, Ministère des affaires sociales), sur une modalité bilingue qui privilégie la langue des signes. 

vendredi 16 février 2018

l'équipe pluridisciplinaire en question

L'équipe pluridisciplinaire en question


La notion d’équipe pluridisciplinaire est d’arrivée relativement récente dans les fonctionnements des organismes médico-sociaux. Le « travail en équipe » existait bien, ne serait-ce que dans des interventions simultanées ou dans les prises de relais. Mais afin de prendre en compte la complexité des situations personnelles, la complexité des organisations au regard de l’usager et la complexité de l’organisation des savoirs et des expertises, peu à peu la pluridisciplinarité, voire parfois l’interdisciplinarité, sont apparues comme étant des modalités pertinentes dans le travail médico-social. Les équipes ont tenté par conséquent de s’approprier le concept et de le mettre en pratique.

lundi 12 février 2018

connaissez-vous l'agnotologie ?

Connaissez-vous l'agnotologie ?


Il s’agit d’une « science » récente, qui désigne aujourd’hui la science de l’ignorance et l’étude des mécanismes de sa construction. Elle a été mise en œuvre pour décrire les tentatives de certains industriels (tabac, chimie, agro-alimentaire, climat) pour nier ou minimiser les risques liés à leurs industries. Mais l’objet de cette science mériterait d’être élargi à d’autres phénomènes que les phénomènes industriels : la politique, le travail, la vie en entreprise, etc. sont également impactés par des mécanismes construits d’ignorance, involontaires ou délibérés, dont il pourrait être intéressant de lever le voile.

mercredi 7 février 2018

si le ministre disait ...

Si le ministre disait ...


Si le ministre déclarait aujourd’hui que la demande d’inclusion à l’école pour les élèves en situation de handicap était excessive, qu’il vaudrait mieux en ralentir le rythme, et qu’il serait pertinent de développer des moyens spécialisés dans des structures spécialisées, il est vraisemblable qu’il donnerait satisfaction à de nombreux professionnels et organisations qui œuvrent dans le champ de l’éducation des enfants en situation de handicap.

mercredi 31 janvier 2018

les raisons de l'inclusion

Les raisons de l'inclusion

Lorsque l’on débat de l’inclusion, scolaire ou sociale, nombreuses sont les raisons invoquées par les personnes qui y sont favorables, ou qui militent pour cette perspective. Parmi toutes ces raisons, il en est une qui est récurrente, et qui même, pour certains penseurs et acteurs d’une philosophie inclusive, émerge comme raison essentielle et principale : la présence des personnes handicapées dans la société nous enrichit, enrichit la société, de leurs diversités, de leurs différences, etc.

vendredi 26 janvier 2018

Alicia, ou l'impossible réussite

Alicia, ou l'impossible réussite

Je rencontre les parents d’Alicia, jeune fille sourde de 14 ans, venus me raconter comment se passait la scolarité de leur fille dans le lycée français de la capitale d’un grand pays d’Afrique. Depuis deux, Alicia suivait son parcours de scolarisation en 6ième puis en 5ième dans le collège de cet établissement scolaire. Au regard des bulletins scolaires que les parents me présentent, et des propos qu’ils tiennent sur la scolarité de leur fille, il apparait que la scolarité et les apprentissages se déroulent de manière satisfaisante. Les parents me font part toutefois de leur préoccupation du niveau de leur fille en français, en particulier dans la production écrite (structure de phrases, vocabulaire…). Rien qui ne m’étonne au regard de ce que l’on peut connaitre des difficultés que peuvent rencontrer des élèves sourds. Alicia est accompagnée par un « aidant » (les AESH n’existaient pas dans l’organisation scolaire des lycées à l’étranger) qui intervient dans la répétition orale de ce que disent les professeurs en classe, ainsi que dans quelques explications complémentaires pendant les cours.

lundi 22 janvier 2018

à quoi sert la LSF ?

A quoi sert la LSF ?

La Langue des Signes Française (LSF), après avoir fait l’objet d’une opposition radicale et virulente, allant jusqu’à son interdiction dans l’éducation des enfants sourds pendant des décennies, a été en quelque sorte réhabilitée, mais avec lenteur et modération, en particulier dans les lieux traditionnels d’éducation des jeunes sourds, établissements médico-sociaux et dispositifs de L’Education nationale. Si l’on a vu depuis une trentaine d’années des évolutions significatives, la plupart à l’initiative des sourds eux-mêmes et de leurs amis, il n’en reste pas moins que l’éducation des jeunes sourds fait l’objet d’enjeux tels que le plein droit de l’existence et de l’utilisation de la LSF est loin d’être atteint. En témoigne l’idéologie qui préside au dépistage précoce systématique, à l’inflation implantatoire présentée comme guérison d’une maladie/déficience, ou encore le principe de l’intégration (à ne pas confondre avec l’inclusion) individuelle.

mardi 16 janvier 2018

Publication : pour une école vraiment inclusive

Pour une école vraiment inclusive


ASH n° 3040 du 29 décembre 2017

"Douze ans près la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, le concept de l'éducation inclusive s'est bien implanté en France. Mais sur le terrain, les obstacles et les freins demeurent. Ex-enseignant spécialisé auprès de jeunes sourds, ex-cadre du secteur médico-social, Jean-Yves Le Capitaine fait le point et appelle à abattre le "plafond de verre" qui empêche les élèves en situation de handicap de bénéficier de leurs droits et de vivre pleinement l'école."

Le diable, dit-on, se niche dans les détails. Aujourd’hui, l’éducation inclusive semble constituer un axe consensuel majeur. Rares sont les acteurs qui s’insurgent contre le principe de l’école inclusive. On rencontre certes ici ou là des réserves, sur le rythme auquel s’organise l’inclusion (trop rapidement ou pas assez), sur la perte de certains bienfaits de l’éducation spécialisée ou les risques de l’inclusion, etc. Mais rares sont les discours prônant explicitement une éducation séparée et excluante pour les élèves en situation de handicap.

vendredi 12 janvier 2018

lecture : Réussir l'école inclusive

Réussir l'école inclusive en partenariat avec les parents, l'Education nationale et les structures médico-sociales. 

L'exemple de la scolarisation de collégiens sourds ou malentendants

de Patrice GALLE, L'harmattan, 2017 


Extrait de la présentation : "Pas de scolarisation des élèves en situation de handicap sans collaboration étroite entre les partenaires. A travers l'exemple de la scolarisation de collégiens sourds ou malentendants, cet ouvrage interroge les conditions d'un partenariat effectif entre les collégiens, leurs familles, les collèges et les structures médico-sociale. Cette modalité collaborative contribue au développement des pratiques inclusives dans la mesure où elle permet de créer des passerelles entre les acteurs, clé de voûte de la réussite  des projets de scolarisation des élèves en situation de handicap."

Cet ouvrage, issu d’une thèse de doctorat sous la direction de Charles Gardou, présente une réalité, celle de la collaboration entre des institutions et des professionnels à l’origine éloigné·e·s les un·e·s des autres. Il interroge toutes les questions que pose le partenariat dans la déconstruction des frontières de longue date établies. Il met en avant également les enjeux et les conditions de réussite (ou non) du partenariat dans la perspective de développer les pratiques inclusives dans lesquelles sont engagées, parfois contre leur gré, les acteurs de l’Education nationale ou des structures médico-sociales.


lundi 8 janvier 2018

continuité du parcours et rupture du regard

Continuité du parcours et rupture du regard

Dans le registre des bonnes pratiques professionnelles du secteur médico-social, la continuité du parcours (versus les ruptures de parcours) et la liaison entre équipes  et professionnels sont des préoccupations récurrentes. Cela se conçoit aisément pour des parcours de soin. Il vaut mieux en effet éviter, lorsqu’un patient change d’établissement ou de service, qu’on ne refasse diagnostic, examens et traitements. Il le vaut mieux en effet tant sur le plan de la santé du patient que du point de vue économique.


vendredi 22 décembre 2017

surdité et troubles du comportement

Surdité et troubles du comportement

Il (n’) y a (pas si) longtemps, plus de 25 ans tout de même, beaucoup de sourds étaient considérés, au niveau du grand public comme chez de nombreux professionnels travaillant auprès d’eux, comme « caractériels » ou « semi-caractériels ». La littérature savante, certains ouvrages de « psychologie du sourd » par exemple, autant que les réalités institutionnelles, celles des établissements spécialisés fermés et dans lesquels la langue des signes était peu utilisée quand elle n’était pas interdite, confortaient ces idées reçues.